Projet ciné-débat : Les adaptations cinématographiques

Si on parle des grandes adaptations, on retrouve très rapidement “Harry Potter” tous écrits par la talentueuse J.K.Rolling qui a bercé notre enfance, ou encore “Le Seigneur des Anneaux” par J.R.R. Tolkien qui font partie des sorties littéraires qui ont littéralement passionné des générations et qui ne sont plus à présenter : que l’on apprécie ou non, on en a entendu parlé. 

Dans les adaptations d’un autre genre, on peut retrouver la saga de Twilight écrite par Stephenie Meyer, ou encore la trilogie “Cinquante nuances de Grey” écrite par E.L. James qui ont également eu de nombreuses critiques. 


Lorsqu’on fait des recherches sur les meilleures adaptations cinématographiques, la première position est attribuée au “Seigneur des Anneaux : La communauté de l’Anneau”, sorti en 2001 et réalisé par le néo-zélandais Peter Jackson. Suivi par un autre tome de la saga “Le Seigneur des anneaux le retour du roi” (2003), et “Le Seigneur des Anneaux : les Deux Tours” est quant à lui en cinquième position. 

Si l’introduction de cet article est faite par “Harry Potter”, vous vous doutez bien qu’il se retrouve également dans le top 3 avec “Harry Potter à l’École des Sorciers” (2001), réalisé par Chris Columbus.  

Mais outre ces succès qui ont été visionnés à travers le monde, on trouve d’autres livres moins connus, qui sont à l’origine de grand succès tels que “La Ligne Verte”, un ouvrage de Stephen King, ensuite adapté au cinéma par Frank Darabont en 1999. 

Vous l’aurez compris une adaptation peut se faire à partir d’un roman, mais pas seulement. On peut aussi bien s’inspirer d’une pièce de théâtre, ou d’une œuvre autobiographique, que d’une bande dessinée. 


D’ailleurs, si je vous parle d’Hergé, vous pensez directement aux fameuses BD des “Aventures de Tintin” : nous avons tous déjà lu, vu ou bien même entendu parler de cet aventurier de notre enfance, ou adolescence, accompagné de son ami le Capitaine Haddock et son fidèle compagnon Milou. Ces BD ont ensuite donné lieu à une série télévisée d’animation diffusée dès 1991, réalisée par Ray Goossens et produite par Belvision. Cela dit, le succès toujours évident de l’aventurier ont ensuite été adaptés au cinéma, notamment avec “Les aventures de Tintin : Le Secret de la Licorne” (2011) par Steven Spielberg

Par cet exemple des “Aventures de Tintin”, l’intérêt est de mettre en avant un phénomène très lucratif : s’inspirer d’une œuvre existante pour en faire une adaptation peut être vu comme une facilité qui rapporte gros : il suffit de prendre le bon sujet, le bon succès. 

Cependant, là où certains vont voir une facilité, la difficulté commence. Dans la facilité, on attend l’excellence, mais lorsqu’on lit un livre, ou une œuvre littéraire en général, on ne ressent pas tous la même chose, des scènes seront plus importantes pour certains, et moins intenses pour d’autres. C’est là que le travail du réalisateur devient compliqué, comment faire pour que chacun puisse retrouver ce qui lui a plu dans la lecture ? 

Personne n’a réellement la réponse, et le plus grand nombre d’entre nous peuvent y voir une « trahison », ou une « infidélité » à l’auteur. Mais n’oublions pas qu’il y a deux sortes d’adaptations : 

  •  Adaptation libre : qui va reprendre l’histoire générale de l’auteur, mais en y ajustant des détails : cela peut aller de la modification d’évènements importants de l’œuvre telle que la fin, ou encore ajouter ou retirer des personnages. 
  •  Adaptation fidèle : va reprendre l’œuvre dans les grandes lignes. 

Quoi qu’il en soit, une fois que les droits ont été rachetés, alors l’auteur peut faire des commentaires, mais il n’a pas à influencer le réalisateur, sauf mention dans le contrat établi entre les deux parties. 

Il arrive parfois que les auteurs n’apprécient pas ce que les réalisateurs ont fait de leur œuvre originale. 

C’est le cas de l’adaptation de “The Shining”, inspiré du romain de Stephen King soit l’histoire d’un homme gardien d’hôtel lors des périodes de fermeture. Or, se retrouver dans un établissement démesuré pour une famille de trois personnes peut s’avérer avoir des effets négatifs sur le mental de ce père de famille. L’auteur quant à lui n’a jamais réellement apprécié ce que le réalisateur, qui n’est autre que Kubrick, en a fait.

Cela s’explique notamment par le fait que l’on passe d’un média à l’autre. Soit d’un langage à un autre : on ne transmet pas les mêmes émotions par la lecture et par la vidéo, ce sont deux contextes, mais aussi deux modes d’expression. 

Lorsque vous regardez un film qui vous fait peur, vous pouvez vous cacher les yeux ou avancer rapidement, alors que pour un livre, c’est plus compliqué, vous ne pouvez pas sauter des pages ou des paragraphes entiers. Les émotions ressenties lors d’une lecture peuvent être plus fortes, notamment à la lecture de textes autobiographiques : “Le journal d’Anne Frank” écrit par Anne Frank, une jeune fille juive devant vivre cachée nous raconte sa vie de confinée, de juillet 1942 à sa déportation qui aura lieu en août 1944. Elle ne reviendra jamais de cette déportation, mais son journal lui, nous permet, aujourd’hui encore, d’en apprendre plus sur la tragédie de cette époque, que George Stevens reprendra pour réaliser un film du même nom en 1959. 

Ce dernier exemple prouve que les adaptations audiovisuelles existent depuis bien longtemps, et que vous ne savez pas toujours que les films que vous regardez en sont inspirés. 

Pour rappel, “Le Loup de Wall Street”, dont nous vous avons déjà parlé, est inspiré du livre de Jordan Belfort


Une étude statistique réalisée par Livres Hebdo (mai 2018) relate qu’un film sur cinq est une adaptation. Et la raison est que les spectateurs vont plus facilement au cinéma pour voir une histoire qu’ils connaissent déjà, ils sont sûrs de ne pas être déçus, ou encore sont certains d’avoir quelque chose à dire non pas sur l’histoire, mais sur l’adaptation. L’intérêt d’une adaptation est aussi une manière de permettre à ceux qui n’ont pas compris l’intégralité de l’histoire de pouvoir la critiquer facilement. 

Chaque personne est libre de son imagination, l’interprétation d’un roman ne sera jamais la même d’un individu à un autre, et heureusement pour nous : notre imagination nous est propre. Alors, il faut parfois accepter qu’aller voir un film issu d’une œuvre littéraire et réalisé par Martin Scorsese en 2013, n’est autre qu’une adaptation de l’autobiographie homonyme, c’est entrer dans l’imagination d’une autre personne, avoir une nouvelle vision de l’histoire, qui peut nous plaire ou non. Mon seul conseil lorsque vous vous intéressez à une adaptation : c’est d’ouvrir votre esprit … et de profiter du moment. 

Et à l’inverse, n’hésitez pas à lire un livre après avoir vu une adaptation, vous serez surpris du nombre de détails ou de scènes que les réalisateurs se permettent de couper, et cela vous permettra de libérer votre propre imagination le temps d’une lecture.

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